Pour fêter l’arrivée de l’automne, la première mobilisation invite à manger une pomme locale et de saison pour prendre conscience de l’impact CO2 des aliments mais également de l’énergie cachée derrière tous les biens de consommation (énergie grise). |
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Date de mobilisation ? Le vendredi 14 octobre 2011
Action commune ? Manger une pomme locale (ou un autre fruit de saison) comme collation
Organisation concrète ? Soit les élèves amènent une pomme locale, via une sensibilisation et/ou une consigne aux parents, soit l’école vend des pommes ou les distribue gratuitement. En cas de commande, nous conseillons l’agriculture biologique ou intégrée, si possible chez le producteur.
Thèmes à aborder ?
- Coût environnemental du transport des marchandises
- Alimentation et impacts environnementaux
- Energie grise : énergie cachée derrière les biens de consommation
Lien avec les changements climatiques ?
Beaucoup des biens que nous consommons ont nécessité une énergie considérable pour être produits et transportés : extraction des matières premières, production, stockage, emballages, conservation, etc. Toute cette énergie est généralement produite à partir de ressources fossiles, sources de gaz à effet de serre !
Les aliments que nous mangeons quotidiennement proviennent des 4 coins de la planète. En moyenne nos aliments parcourent 2000 km avant d’arriver dans nos assiettes. Exemples d’aliments globe-trotters que nous mangeons régulièrement ? Banane, kiwi, cacao, thé, café.... Mais aussi certains poissons ou crustacés comme les scampis ou encore certaines viandes, comme le boeuf d’argentine. A certaines périodes de l’année ou dans certains contenants on trouve des oignons de Nouvelle-Zélande et des asperges de Chine !
En fonction du nombre de kilomètres parcourus et des modes d’acheminement, l’impact CO2 des aliments varie ! L’avion est le mode de transport le plus polluant.
Gain CO2 de la pomme locale ?
Selon nos calculs, l’économie de CO2 est d’environ 36 g lorsqu’on mange une pomme belge à la place d’un fruit importé, par exemple d’Espagne en camion (nectarine, mandarine, orange…). Reporté sur l’ensemble de la population belge (10 millions personnes), ce sont 360 tonnes de CO2 qui sont économisées avec une collation locale à la place d’une collation « importée»
Nos calculs sont basés sur les chiffres donnés dans « l'Atlas de l'alimentation dans le monde » de Millstone E. & Lang T. (Edition Autrement, 2005).
Règles d'or pour une alimentation pauvre en CO2
Privilégier les produits:
- Locaux
- De saison
- Non transportés en avion
- Peu emballés
- Peu transformés
Fruits d’automne ?
- Pommes et poires
- Noix et noisettes
Manger une pomme locale et de saison, c'est
- un geste quotidien parmi tant d'autres,
- une occasion de réfléchir à l'énergie qui se cache derrière nos actions
- une façon de contribuer à la diminution des émissions de CO2.
Pourquoi préférer les aliments locaux et de saison ?
- Pour diminuer les émissions de CO2 causées par le transport des aliments.
- Pour soutenir l’agriculture locale.
- Pour manger des produits plus frais et plus goûteux.
En faire plus
En plus de la journée de mobilisation, cette semaine nous vous invitons à mener d'autres actions en lien avec l'énergie grise.
Exemples ?
- Organiser un buffet, une collation ou un lunch durable , c'est-à-dire à base de produits locaux, de saison et bio. Voici le guide des magasins d’alimentation durable sur Bruxelles.
- Proposer une leçon ou un travail de recherche pour découvrir les fruits et légumes de saison en Belgique, découvrir le trajet de biens de consommation courante (tomates, crevettes ou chocolat…).
- Journée tartines au fromage, la viande a un impact CO2 et environnemental conséquent !
- Journée végétarienne, découvrir les aliments d’un régime végétarien (légumineuse, oléagineux…)








